Sommes-nous entrés dans l’âge du risque ou dans une ère d’opportunités ?
Publié en janvier 2026, le Rapport sur les risques mondiaux 2026 du Forum économique mondial (WEF) marque l’entrée dans la seconde moitié de ce qu’il qualifie à juste titre de « décennie turbulente »[1].
En 2020, la plupart des gens auraient probablement pensé que la pandémie de COVID-19 constituerait le point le plus sombre de la décennie en matière de risques mondiaux.
Cinq ans plus tard, plusieurs autres événements peuvent légitimement prétendre à cette triste distinction : l’émergence soudaine de systèmes d’IA superintelligents, l’envolée des températures mondiales, le conflit en Ukraine et, plus récemment, les hostilités opposant Israël et les États-Unis à l’Iran.
Le risque semble désormais être notre compagnon permanent, le spectre qui menace de réduire à néant tout ce que nous avons accompli collectivement.
Pourtant, malgré les événements en dents de scie de l’histoire récente, l’aventure humaine se poursuit.
D’une manière ou d’une autre, malgré l’enchevêtrement de défis qui caractérise l’année 2026, la civilisation continue de fonctionner. Les usines continuent de faire tourner les rouages du commerce et des échanges. L’économie mondiale continue de transcender les frontières. Internet continue de donner une voix à des milliards de personnes. L’innovation s’accélère à un rythme effréné.
Le Rapport sur les risques mondiaux 2026 du WEF ne raconte peut-être pas l’histoire de sombres prédictions, mais celle d’une opportunité. Pourquoi ? Parce que la prise de conscience des risques favorise la préparation et que celle-ci laisse entrevoir un avenir moins chaotique et plus durable.
Le contexte est essentiel. Quels sont donc les risques mondiaux jugés les plus urgents en 2026 et comment leur perception a-t-elle évolué au cours des 12 derniers mois ?
Classements des risques : quelles menaces empêchent les experts de dormir ?
Le Rapport sur les risques mondiaux évalue les risques dans plusieurs catégories — économiques, environnementales, géopolitiques, sociétales et technologiques — sur la base des réponses de plus d’un millier d’experts issus du monde universitaire, des entreprises, des gouvernements, des organisations internationales et de la société civile. Les six principaux risques jugés les plus susceptibles d’avoir des conséquences significatives sur la société mondiale en 2026 couvrent l’ensemble de ces catégories.

Citée par 18 % des personnes interrogées, la confrontation géoéconomique est considérée comme le risque le plus immédiat pour le reste de l’année 2026, ce qui n’est peut-être guère surprenant compte tenu de la posture offensive adoptée par l’administration Trump aux États-Unis en matière de droits de douane et de commerce. Elle est suivie des conflits armés entre États (14 %), des phénomènes météorologiques extrêmes (8 %), de la polarisation sociétale (7 %), de la mésinformation et de la désinformation (7 %) et des ralentissements économiques (5 %).
Un tableau bien plus nuancé se dessine lorsque les risques sont évalués en fonction de leur gravité, à court terme, sur deux ans, comme à long terme, sur 10 ans.
Sur une période de deux ans, la confrontation géoéconomique arrive de nouveau en tête des préoccupations, suivie de la mésinformation et de la désinformation, de la polarisation sociétale, des phénomènes météorologiques extrêmes, des conflits armés entre États et de l’insécurité cybernétique. À titre de comparaison, en 2025, la confrontation géoéconomique n’occupait que la neuvième place du classement à deux ans, ce qui témoigne de son ascension rapide parmi les priorités mondiales.

En réalité, tous les risques ayant le plus progressé dans ce classement à deux ans sont liés à la fragilité croissante de l’écosystème financier mondial. Outre la confrontation géoéconomique, les cinq risques qui progressent le plus comprennent les ralentissements économiques, l’inflation, l’éclatement de bulles spéculatives et les perturbations des infrastructures critiques.
La mise à jour de janvier 2026 des Perspectives de l’économie mondiale du Fonds monétaire international (FMI) apporte quelques éléments susceptibles d’expliquer ce pessimisme économique. Plusieurs facteurs tiennent à la révision à la baisse des perspectives de croissance du secteur souvent présenté comme notre sauveur : l’intelligence artificielle[2]. Le FMI avertit qu’une réévaluation négative de la productivité de l’IA « pourrait entraîner une baisse des investissements et déclencher une correction brutale des marchés financiers, qui se propagerait des entreprises liées à l’IA à d’autres segments et éroderait le patrimoine des ménages ». Au-delà des attentes excessives suscitées par l’IA, le rapport du FMI évoque également le risque de tensions commerciales et de conflits nationaux ou internationaux qui, ensemble, pourraient freiner les marchés financiers, perturber les prix des matières premières et désorganiser les chaînes d’approvisionnement.
De manière peut-être surprenante, les dangers qui reculent le plus rapidement dans le classement des risques à deux ans concernent une menace que beaucoup considèrent comme la plus existentielle de toutes : le changement climatique.
Parmi les cinq risques enregistrant les plus fortes baisses dans le classement à deux ans du WEF figurent les bouleversements critiques des systèmes terrestres, en recul de sept places, la perte de biodiversité et l’effondrement des écosystèmes, en recul de cinq places, ainsi que la pollution, en recul de trois places.
À première vue, cela peut sembler paradoxal, puisque 2025 a de nouveau compté parmi les années les plus chaudes de l’histoire de l’humanité, prolongeant une série de records de température à l’échelle de la planète[3]. En réalité, il s’agit très probablement d’une anomalie temporaire, voire trompeuse. Les préoccupations climatiques n’ont subi qu’un recul relatif face à l’envolée des craintes économiques, qui ont culminé en 2026 sous l’effet combiné des perturbations de l’approvisionnement, des droits de douane et de la forte hausse du coût de la vie à l’échelle mondiale.
Comment pouvons-nous en être sûrs ? En examinant la matrice des risques à plus long terme présentée dans le classement établi sur 10 ans du rapport du WEF.
Dans ce classement, les préoccupations environnementales retrouvent logiquement leur place au premier plan. Les risques environnementaux dominent la liste, les phénomènes météorologiques extrêmes, la perte de biodiversité et l’effondrement des écosystèmes ainsi que les bouleversements critiques des systèmes terrestres occupant respectivement les trois premières places. Les pénuries de ressources naturelles et la pollution figurent également parmi les principaux risques de ce classement établi sur 10 ans.

Pour comprendre pourquoi les risques environnementaux demeurent omniprésents dans la perception du public, il suffit d’observer les réalités de la vie en 2026. Il suffit de lire les gros titres des journaux ou de sortir se promener pour constater que le réchauffement climatique et la dégradation de l’environnement constituent les principaux dangers auxquels nous devrons faire face à court et moyen terme.
Le risque environnemental a-t-il dépassé le stade de l’hypothèse ?
Les données climatiques des 12 derniers mois ont confirmé les risques liés à la hausse des températures et à l’exploitation croissante des ressources de la Terre par l’être humain.
En 2025, la température moyenne à la surface du globe était supérieure de 1,44 °C à la moyenne antérieure à 1900. Les trois dernières années, de 2023 à 2025, sont collectivement les trois plus chaudes jamais enregistrées dans l’ensemble des jeux de données de l’Organisation météorologique mondiale (OMM)[4].

Les températures océaniques enregistrées en 2025 ont également compté parmi les plus élevées jamais observées, témoignant de l’accumulation de chaleur à long terme dans le système climatique. En 2025, la température moyenne annuelle à la surface des océans était supérieure de 0,49 °C à la valeur de référence de la période 1981-2010[5].
La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis a indiqué qu’en 2025, les températures dans l’Arctique avaient atteint leur niveau le plus élevé depuis 125 ans, la région se réchauffant quatre fois plus vite que la moyenne mondiale[6]. L’étendue de la banquise a atteint son niveau le plus bas depuis le début des relevés satellitaires il y a 47 ans, tandis que la quantité de glace arctique la plus ancienne et la plus épaisse a diminué de plus de 95 % depuis les années 1980.
En 2025, la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes a pris une tournure inquiétante. En février, des précipitations de plus de 20 centimètres ont provoqué des crues soudaines dans la région des Appalaches, aux États-Unis. Le débordement des cours d’eau et les glissements de terrain ont détruit des habitations, faisant 22 morts et nécessitant le sauvetage de plus d’un millier de personnes[7].
L’Asie a également connu de vastes inondations, de puissantes moussons ayant frappé le Sri Lanka, l’Indonésie, la Thaïlande, la Malaisie, les Philippines et le Vietnam en novembre et décembre[8]. Plus de 1 600 personnes ont perdu la vie, tandis que les infrastructures ont subi d’importants dégâts et que de nombreuses populations ont été déplacées. Ces inondations se sont inévitablement accompagnées d’une défaillance des systèmes d’assainissement et de foyers épidémiques. La région a également été frappée par de rares tempêtes cycloniques qui ont semé la dévastation sur leur passage. Plus de 100 tempêtes tropicales se sont produites dans le monde en 2025, dont la moitié ont atteint le stade de cyclone[9].
Le Royaume-Uni a enregistré des précipitations et des inondations records en 2025. Des périodes prolongées de sécheresse accompagnées de vagues de chaleur ont touché l’Europe et l’Amérique du Nord, provoquant une série d’incendies de forêt. L’Europe a connu son plus grand nombre annuel d’incendies de forêt depuis 20 ans, tandis qu’au Canada, les émissions annuelles dues aux feux de forêt ont atteint leur deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré[10].
En Somalie, la faim liée à la sécheresse a exposé 4,4 millions de personnes à des pénuries alimentaires en 2025, dont plus de 780 000 se trouvaient dans une situation critique[11]. L’Iran est entré dans sa sixième année de sécheresse et, en novembre, les cinq principaux réservoirs alimentant la capitale, Téhéran, n’étaient remplis qu’à 11 %[12].
À l’aube de 2026, les pressions environnementales ne semblent connaître aucun répit, des vagues de chaleur précoces et accablantes menaçant déjà la Californie et d’autres États de l’ouest des États-Unis[13].
Outre les conséquences physiques et émotionnelles des phénomènes météorologiques extrêmes, le changement climatique impose également un fardeau financier que le monde peut difficilement supporter. Selon certaines estimations, les 10 catastrophes les plus importantes de 2025 ont occasionné au moins 120 milliards USD de pertes assurées[14].
Pour les personnes touchées par ces catastrophes, la dégradation de l’environnement ne se résume pas à des chiffres dans un tableau : elle se traduit par des drames familiaux et la perte de moyens de subsistance. Pour elles, le « risque » est bien plus qu’une situation future hypothétique. Il se manifeste ici et maintenant et ne fait que gagner en intensité.
Alors que l’équilibre environnemental est plus précaire que jamais, le Rapport sur les risques mondiaux 2026 du WEF consacre une analyse particulière aux perturbations potentielles des infrastructures critiques au cours de la prochaine décennie. Il apparaît que les systèmes dont nous dépendons, qu’ils soient naturels ou créés par l’être humain, sont plus vulnérables qu’ils ne l’ont jamais été au cours de l’histoire.
Risques en cascade : à quoi pourrait ressembler un avenir plus dangereux ?
Alors que nous entrons dans un avenir plus risqué, les phénomènes météorologiques extrêmes et les catastrophes naturelles ne menacent pas seulement de causer des dégâts à court terme. Ils mettent en péril les infrastructures et services critiques dont nous sommes devenus dépendants : Internet, les réseaux énergétiques, les services publics, les marchés financiers et les télécommunications.
Sur une échelle de gravité allant de un à sept, 53 % des personnes interrogées dans le cadre du Rapport sur les risques mondiaux ont évalué à quatre ou plus le risque de perturbation majeure des infrastructures critiques au cours des deux prochaines années, une proportion qui atteint 70 % sur une période de 10 ans[15].

Selon le WEF, nous pourrions être confrontés à une conjonction parfaite de risques : des infrastructures critiques vieillissantes de plus en plus sujettes aux défaillances, des phénomènes météorologiques plus fréquents et plus intenses qui saturent les services et aggravent les difficultés sociales, le tout dans un contexte de rivalité géoéconomique croissante.
À mesure que nous évoluons vers un monde plus numérique, nous nous exposons également à des catastrophes en cascade, dans lesquelles un événement déclenche une série de répercussions touchant de multiples infrastructures, de l’électricité et de l’eau aux transports et aux communications. Une future panne d’électricité pourrait, par exemple, interrompre les réseaux numériques qui contrôlent l’approvisionnement en eau, contraignant à leur tour les centrales nucléaires dépendantes de l’eau pour leur refroidissement à s’arrêter, ce qui aggraverait le problème énergétique initial.
Le réchauffement climatique fait peser de nombreux risques sur les infrastructures. Le recours massif à la climatisation pendant les périodes de forte chaleur peut, par exemple, pousser les réseaux électriques jusqu’au point de rupture. Les vagues de chaleur peuvent déformer les rails ou faire fondre les revêtements routiers. Les tempêtes violentes peuvent endommager les panneaux solaires. Des pluies prolongées peuvent saturer les systèmes de drainage. L’augmentation de la salinité menace de faire grimper le coût du traitement de l’eau.
Il y a également les sécheresses, dont les conséquences ne se limitent pas à l’approvisionnement en eau potable. Elles peuvent aussi avoir de graves répercussions sur les réseaux énergétiques et la logistique. La Chine, la Jordanie, l’Irak, le Maroc et la Syrie sont tous exposés à des fluctuations de la production hydroélectrique lorsque le niveau des cours d’eau et des réservoirs devient trop bas. Le transport maritime a déjà été perturbé dans le canal de Panama lors de la sécheresse de 2023-2024, lorsque les plus grands navires se sont soudainement retrouvés dans l’impossibilité d’emprunter cette voie navigable.
Il serait naïf de croire que ces risques se limitent aux économies émergentes. En raison de leur forte dépendance technologique, les risques pesant sur les infrastructures critiques sont perçus comme encore plus importants dans les marchés développés tels que les États-Unis et l’Europe.
Dans ce contexte, devons-nous nous résigner à un avenir plus risqué et plus fragile ? Ou pouvons-nous agir de manière proactive pour créer une société plus sûre et plus durable pour les générations futures ?
Pouvons-nous encore réduire les risques auxquels notre monde est exposé ?
Pour atténuer ces menaces multiples et souvent interdépendantes, de nombreuses mesures peuvent être prises à l’échelle mondiale afin de réduire les risques pour la société et de transformer les problèmes en opportunités.
Puisque tant de risques découlent du changement climatique, nous devons avant tout redoubler d’efforts pour réduire les émissions et limiter la hausse des températures mondiales. Les combustibles fossiles sont responsables de plus des deux tiers des émissions de gaz à effet de serre. Nous devons donc accélérer notre transition vers les énergies durables, en particulier l’énergie éolienne et solaire[16].
Selon le scénario « Zéro émission nette à l’horizon 2050 » (NZE) de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la capacité mondiale installée de production d’énergie renouvelable doit quadrupler au cours de la prochaine décennie[17]. D’ici à 2035, les technologies à faibles émissions doivent représenter au moins un tiers de la consommation totale d’énergie. L’utilisation de carburants durables, notamment les biocarburants liquides, les biogaz, l’hydrogène à faibles émissions et les autres solutions reposant sur l’hydrogène, doit également quadrupler d’ici à cette même date. Dans le scénario NZE, les investissements dans le secteur de l’énergie doivent atteindre environ 4 800 milliards USD par an au cours de la prochaine décennie. Cela représenterait une hausse d’environ 50 % par rapport aux niveaux actuels, même si chaque dollar dépensé permettra de réaliser des économies grâce à la baisse des prix des combustibles et aux gains d’efficacité.

S’attaquer aux enjeux liés à l’énergie et aux émissions n’est qu’un début. Une réduction globale des risques à l’échelle mondiale nécessite la mobilisation de toutes les composantes de la société et de tous les outils à notre disposition :
- L’aide au développement, notamment l’aide internationale destinée à la gestion des risques de catastrophe, peut contribuer à limiter les déplacements de populations provoqués par les catastrophes naturelles.
- Les instruments financiers, tels que ceux déployés par les organismes internationaux de développement ou les ONG, peuvent remédier aux insuffisances des infrastructures publiques et renforcer la résilience des services essentiels face aux défis futurs.
- Les réglementations nationales et locales peuvent contribuer à lutter contre la perte de biodiversité et la pollution.
- Des traités internationaux solides et d’autres accords internationaux peuvent réduire le risque de concurrence pour l’accès aux ressources et, à long terme, diminuer la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes.
- Une approche cohérente des protocoles et des normes, légitimée par la participation de multiples parties prenantes, peut permettre de contrer les dangers potentiels des technologies d’IA.
- La sensibilisation et l’éducation du public, associées à des investissements accrus dans la recherche et le développement, peuvent prévenir la détérioration de la santé et du bien-être et protéger contre la prolifération des maladies infectieuses, en particulier à mesure que les effets du changement climatique s’intensifient.
- Des stratégies d’entreprise visionnaires peuvent être élaborées pour remédier à des problèmes économiques tels que les ralentissements économiques, les perturbations des chaînes d’approvisionnement, le chômage et les pénuries de compétences.
Comme nous l’avons vu, nous pouvons prendre de nombreuses mesures pour atténuer les risques mis en évidence dans le Rapport sur les risques mondiaux 2026 du WEF. Les réussites observées confirment les avantages d’interventions menées en temps utile. Une nouvelle analyse montre que les mesures visant à promouvoir les pistes cyclables et les voitures électriques ont déjà permis de réduire de plus de 20 % les polluants atmosphériques toxiques dans des villes aussi éloignées géographiquement que Londres, San Francisco, Varsovie et Pékin[18].
La rapidité d’action et la collaboration sont essentielles, car l’inaction ne ferait qu’ancrer davantage les risques émergents dans nos systèmes.
Un secteur privé dynamique est également indispensable pour compléter les capacités d’investissement et d’innovation d’un secteur public soumis à de fortes contraintes.
Comment le secteur privé peut-il contribuer à nous guider vers une société plus sûre ?
Les entreprises avant-gardistes telles qu’Abdul Latif Jameel, qui placent la durabilité au cœur de leur identité, peuvent donner une impulsion décisive à de nombreuses stratégies visant à réduire les risques existentiels pesant sur nos systèmes mondiaux.
Fotowatio Renewable Ventures (FRV) est l’entreprise phare de Jameel Energy dans le domaine des énergies renouvelables et l’un des acteurs majeurs du secteur.
FRV gère, sur quatre grands marchés internationaux — l’Europe, l’Australie, le Moyen-Orient et l’Amérique latine — un portefeuille en constante expansion de projets solaires et éoliens ainsi que de systèmes de stockage d’électricité par batteries (BESS), représentant plus de 3 GW actuellement en exploitation et plus de 4 GW en incluant les projets en développement et en construction. Par l’intermédiaire de FRV-X, sa plateforme dédiée à l’innovation et à l’incubation, l’entreprise explore également les technologies et modèles économiques émergents, les centres de données, les plateformes énergétiques numériques ainsi que le développement de l’hydrogène vert.
Outre sa contribution à la transition énergétique durable mondiale, Abdul Latif Jameel investit également dans des projets visant à lutter contre d’autres risques existentiels pour la société, notamment les pénuries mondiales d’eau et les crises sanitaires.
De même, Almar Water Solutions, l’activité de Jameel Energy and Environmental Services dédiée aux solutions dans le domaine de l’eau, gère un portefeuille diversifié de programmes de dessalement et de traitement, de réutilisation et de recyclage des eaux usées. Présente dans trois secteurs d’activité : la gestion d’actifs, les services ainsi que l’industrie et la technologie, Almar Water Solutions opère en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique latine, en Afrique et dans la région Asie-Pacifique, garantissant un accès fiable à l’eau aux particuliers et aux entreprises dans certaines des régions les plus touchées par le stress hydrique.
Les investissements d’Abdul Latif Jameel dans l’énergie et l’eau ne sont pas des interventions isolées, mais s’inscrivent dans une réponse plus vaste et intégrée aux risques interdépendants qui façonnent notre monde. De la décarbonation des systèmes électriques à la préservation de l’accès à l’eau potable, ces initiatives témoignent de la prise de conscience que les défis mondiaux actuels ne sont pas cloisonnés et que leurs solutions ne peuvent pas l’être non plus. En mettant les capacités commerciales au service des besoins à long terme de la société, ces initiatives montrent comment l’action du secteur privé peut aller au-delà de l’atténuation des risques et contribuer à renforcer la résilience des systèmes mêmes dont dépend la vie moderne.
« Reconnaître les risques, leurs éléments déclencheurs, leurs symptômes et leurs remèdes, nous permet d’unir nos efforts pour neutraliser leurs effets les plus néfastes », déclare Fady Jameel, vice-président international d’Abdul Latif Jameel. « La lutte contre les risques devient alors une occasion en or, celle de favoriser l’innovation, l’emploi et la collaboration, comme le font FRV et Almar Water Solutions dans leurs domaines respectifs.
« L’approche multidimensionnelle adoptée par Abdul Latif Jameel pour faire face aux risques hybrides auxquels le monde est confronté illustre à petite échelle ce à quoi nous devons aspirer en tant que société mondiale.
Lutter contre le réchauffement climatique tout en protégeant nos économies et en préservant la santé publique exige une stratégie ambitieuse et coordonnée. Cela exige des financements ambitieux et une détermination sans faille à œuvrer pour le bien commun. Si nous nous appuyons sur ces principes fondamentaux, il n’existe aucun risque que notre civilisation ne puisse surmonter ni aucun avenir que nous ne puissions concrétiser. »
Risques mondiaux : cinq faits en bref
Q : Quel est le risque le plus immédiat pour la société en 2026 selon le Rapport sur les risques mondiaux 2026 ?
R : Selon les experts, la confrontation géoéconomique constitue le risque le plus pressant (18 %), suivie des conflits armés entre États, des phénomènes météorologiques extrêmes, de la polarisation sociétale, de la mésinformation et de la désinformation ainsi que des ralentissements économiques.
Q : Les perspectives en matière de risques évoluent-elles sur une période de prévision de 10 ans ?
R : À plus long terme, les risques environnementaux dominent le classement en matière de gravité, notamment les phénomènes météorologiques extrêmes, la perte de biodiversité et l’effondrement des écosystèmes ainsi que les bouleversements critiques des systèmes terrestres.
Q : Pourquoi les préoccupations environnementales dominent-elles les perspectives de risque à long terme ?
R : Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2025, la température moyenne à la surface du globe était supérieure de 1,44 °C à la moyenne antérieure à 1900, tandis que la température moyenne annuelle à la surface des océans dépassait de 0,49 °C la valeur de référence de la période 1981-2010. La quantité de glace arctique la plus épaisse a diminué de plus de 95 % depuis les années 1980.
Q : Ressentons-nous déjà les conséquences d’un monde devenu plus risqué ?
R : Oui, sur les plans social et environnemental, mais aussi financier : les 10 plus grandes catastrophes de 2025 ont occasionné au moins 120 milliards USD de pertes assurées dans le monde.
Q : Avec quelle détermination devons-nous agir pour lutter contre le principal facteur d’aggravation des risques mondiaux, à savoir le changement climatique ?
R : Pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050, nous devons quadrupler les capacités de production d’énergie renouvelable, porter la part des technologies à faibles émissions à un tiers de la consommation totale d’énergie et quadrupler la proportion de biocarburants que nous utilisons.
[1] https://www.weforum.org/publications/global-risks-report-2026/
[2] https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2026/january/english/text.pdf
[3] https://wmo.int/news/media-centre/wmo-confirms-2025-was-one-of-warmest-years-record
[4] https://wmo.int/news/media-centre/wmo-confirms-2025-was-one-of-warmest-years-record
[5] https://wmo.int/news/media-centre/wmo-confirms-2025-was-one-of-warmest-years-record
[6] https://www.theguardian.com/world/2025/dec/16/artic-record-heat-shrunken-sea-ice-report
[7] https://disasterphilanthropy.org/disasters/2025-appalachian-floods/
[8] https://www.britannica.com/event/Asia-Floods-of-2025
[9] https://www.copernicus.eu/en/news/news/observer-global-climate-highlights-2025-insights-copernicus-climate-change-service
[10] https://www.copernicus.eu/en/news/news/observer-global-climate-highlights-2025-insights-copernicus-climate-change-service
[11] https://wmo.int/media/news/global-drought-hotspots-report-highlights-human-and-economic-impacts
[12] https://www.theguardian.com/world/2026/jan/15/how-day-zero-water-shortages-in-iran-are-fuelling-protests
[13] https://www.theguardian.com/us-news/2026/mar/12/california-heatwave
[14] https://www.theguardian.com/world/2025/dec/27/cyclones-floods-and-wildfires-among-2025s-costliest-climate-related-disasters
[15] https://reports.weforum.org/docs/WEF_Global_Risks_Report_2026.pdf
[16] https://www.un.org/en/climatechange/science/causes-effects-climate-change
[17] https://www.iea.org/reports/world-energy-outlook-2025/net-zero-emissions-by-2050
[18] https://www.theguardian.com/environment/2026/mar/12/london-san-francisco-and-beijing-achieve-remarkable-reductions-in-air-pollution
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