Notre civilisation est chaque année plus avide d’énergie, avec un désir insatiable qui ne montre aucun signe d’essoufflement.

Des chiffres récents montrent que la consommation mondiale d’énergie augmente à son rythme le plus rapide jamais enregistré, proche de 4 % par an.[1] Et nous sommes encore loin d’avoir atteint le pic de demande énergétique. La consommation mondiale d’électricité devrait augmenter de 3 500 TWh au cours des trois prochaines années, ce qui équivaut à ajouter un pays de la taille du Japon à la facture énergétique annuelle mondiale. D’ici le milieu du siècle, nos sociétés consommeront encore davantage d’énergie pour alimenter nos logements, nos industries et nos systèmes de transport, entre 59 000 TWh et 72 000 TWh, soit environ le double de la consommation actuelle.[2]

L’année 2025 étant confirmée comme l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées[3], il est essentiel de gérer la réalité de la hausse fulgurante des besoins énergétiques de manière intelligente et durable.

De véritables défis nous attendent. Atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050 nécessitera des investissements annuels de l’ordre de 4 billions USD au cours des prochaines années[4]. Pourtant, les bénéfices de la transition vers une énergie durable sont tout aussi considérables, avec potentiellement des millions de nouveaux emplois, un essor économique mondial et un accès universel à l’électricité à notre portée.

Le solaire et l’éolien relanceront-ils la lutte contre le changement climatique ?

Il est encourageant de constater que la plupart des technologies nécessaires pour assurer notre transition mondiale vers un système énergétique zéro carbone sont déjà disponibles et opérationnelles sur le marché, principalement grâce aux solutions d’énergie solaire et éolienne.

Ensemble, ces technologies ont un impact spectaculaire sur notre manière de vivre. La capacité mondiale de production d’énergie renouvelable a fortement augmenté dans toutes les technologies depuis 2019 et cette tendance devrait se poursuivre à l’avenir. Le rapport 2025 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) sur les énergies renouvelables prévoit un doublement de la capacité mondiale de production d’énergie renouvelable entre aujourd’hui et la fin de la décennie, avec une expansion d’environ 4 600 gigawatts (GW).[5] L’énergie solaire et l’énergie éolienne représenteront ensemble 96 % de toutes les nouvelles capacités ajoutées.

Où cette transformation est-elle en cours ? Pratiquement partout. La Chine représentera environ 60 % de cette croissance des énergies renouvelables et devrait actuellement atteindre ses objectifs solaires et éoliens fixés pour 2035 avec cinq ans d’avance.[6] Mais elle est loin d’être la seule engagée sur la voie de la durabilité. L’Inde, stimulée par l’augmentation des volumes d’appels d’offres et la forte hausse des ventes de panneaux photovoltaïques en toiture, devrait multiplier par 2,5 sa capacité en énergies renouvelables avant 2030, devenant ainsi le deuxième plus important marché de croissance des énergies renouvelables au monde. La production d’énergie verte s’accélère également dans la région MENA, grâce à la croissance rapide du solaire en Arabie saoudite, tandis qu’en Europe, une série de contrats d’achat d’électricité (Power Purchase Agreements, PPA) à gros budget alimentent la hausse des projets renouvelables à grande échelle.

Les bénéfices sont mesurables, notamment à travers notre abandon progressif des alternatives fortement polluantes. Grâce au déploiement des énergies renouvelables depuis 2010, les différents pays ont collectivement réduit leurs importations de charbon de 700 millions de tonnes et celles de gaz naturel de 400 milliards de mètres cubes.[7]

D’ici à 2030, les énergies renouvelables représenteront près de 30 % de l’approvisionnement mondial en électricité, soit le double de leur part de marché actuelle.[8]

L’évolution continue de l’IA ne fera qu’accélérer cette transition, avec l’apprentissage automatique apportant des avantages à l’ensemble de la chaîne de valeur : concevoir des panneaux solaires et des turbines plus performants, afin de maximiser la production d’énergie à partir des conditions météorologiques ; optimiser les opérations et équilibrer la distribution d’énergie vers les réseaux électriques ; voire créer des robots permettant d’accélérer la construction et l’installation de nouveaux champs solaires et parcs éoliens.

Certaines de ces avancées sont encore destinées à l’avenir. Cependant, même avec les technologies déjà à notre disposition, les forces irrésistibles du solaire et de l’éolien semblent promises à façonner un avenir plus vert pour tous.

Alors que le réchauffement climatique agit comme une bombe à retardement, la pression qui nous pousse à agir est immense. Les signes sont encourageants, notamment pour la grande vedette de la transition énergétique propre : l’énergie solaire.

Un avenir radieux attend-il l’énergie solaire ?

L’énergie solaire devrait représenter environ 80 % de toute la croissance de l’énergie verte d’ici à 2030.[9] Alors que la capacité photovoltaïque (PV) mondiale devrait plus que doubler au cours des cinq prochaines années, sa trajectoire apporte une lueur d’espoir au milieu de titres médiatiques dominés par les catastrophes climatiques.[10]

Une telle confiance est justifiée, la progression du solaire étant renforcée par plusieurs facteurs convergents : la baisse des coûts de fabrication des panneaux photovoltaïques en Chine, la simplification des procédures d’autorisation au niveau local et national, ainsi qu’une acceptation sociale plus large de la nécessité urgente de développer davantage de fermes solaires dans nos communautés.

Les petites installations photovoltaïques distribuées (projets hors réseau sur des propriétés résidentielles et commerciales) représenteront 42 % de l’expansion solaire globale, stimulées par la hausse des prix de détail de l’électricité et par des dans certaines économies émergentes. Miser sur le solaire n’a jamais été aussi abordable : les prix des panneaux solaires ont chuté d’environ 60 % en Chine depuis 2023, grâce à un approvisionnement stable en matériaux et à une concurrence accrue sur le marché, faisant du solaire une option viable aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises.[11]

De plus en plus de pays soutiennent la transition solaire par des mesures législatives dans le cadre de leurs contributions déterminées au niveau national (Nationally Defined Contributions, NDC), les engagements individuels de réduction des émissions convenus lors des différentes conférences climatiques COP. Les récentes mises à jour des NDC ont renforcé les engagements précédents. Le Royaume-Uni, par exemple, a fixé pour la première fois des objectifs en matière de capacité solaire (une hausse de 24 % combinée à l’éolien), tandis que le Vietnam a doublé ses engagements photovoltaïques existants. L’Inde a accepté d’accorder des subventions couvrant 60 % des coûts d’investissement pour tous les systèmes solaires distribués.[12]

L’énergie solaire n’a jamais été aussi en vogue, et 2025 s’est révélée une année exceptionnelle pour les méga-contrats du marché photovoltaïque à grande échelle.

  • L’Arabie saoudite a dévoilé un investissement massif de 8,3 milliards USD dans les énergies renouvelables, afin d’ajouter 15 GW de capacité renouvelable supplémentaire, incluant cinq fermes solaires.[13] Un consortium dirigé par ACWA Power développera des sites tels que le projet Bisha à Asir et le projet Humaij à Médine.
  • L’Inde a annoncé un nouveau projet énergétique hybride de 2,57 milliards USD comprenant 1,8 GW d’énergie solaire, afin de répondre à la demande durant les heures de pointe et de soutenir la stabilité du réseau. Le programme ReNew Energy Global, qui sera basé dans l’État indien de l’Andhra Pradesh, à l’est du pays, aidera l’Inde à atteindre son objectif de 500 GW d’énergie propre d’ici à 2030.[14]
  • Le Bhoutan a dévoilé son plus grand projet d’énergie solaire jamais réalisé, un partenariat de 500 MW entre Reliance Power et l’entreprise publique Green Digital. Cet accord, d’une valeur d’environ 240 millions USD, aidera le Bhoutan à atteindre l’indépendance énergétique et portera le portefeuille solaire total de Reliance Power à environ 2,5 GW.[15]
  • Même aux États-Unis, malgré un contexte politique difficile, la société énergétique Enbridge a engagé 900 millions USD dans le nouveau projet solaire Clear Fork de 600 MW au Texas, déjà partiellement financé par le géant technologique Meta.[16]

Les avancées technologiques, qui ont continué à s’accélérer tout au long de 2025, devraient accélérer la transition vers un monde alimenté par l’énergie solaire.

Les cellules solaires à pérovskite, potentiellement la percée la plus importante dans la technologie photovoltaïque depuis le silicium cristallin, entrent enfin en production commerciale. Les composés à base de pérovskite utilisent des halogénures d’étain ou de plomb comme matériau de base pour capter la lumière. Très performantes, flexibles et légères, elles peuvent être utilisées aussi bien dans des panneaux que dans des fenêtres et deviennent moins coûteuses à produire que les cellules solaires rigides traditionnelles à base de silicium. Les cellules solaires tandem gagnent également en popularité. Elles superposent différents matériaux photovoltaïques présentant des « bandes interdites » (plages énergétiques) distinctes, afin d’absorber un spectre lumineux plus large que les modèles à matériau unique. La société britannique Oxford PV a commencé à fabriquer des cellules tandem pérovskite-silicium affichant des rendements de 24 % à 27 %, dépassant ainsi largement les 20 % à 23 % des panneaux monocristallins traditionnels. Des expériences menées dans des conditions contrôlées montrent des rendements pérovskite-silicium encore plus élevés, dépassant 33 %.[17]

Les panneaux bifaciaux (à double face) deviennent rapidement le choix par défaut pour les nouvelles installations solaires, grâce à la baisse des coûts unitaires. Conçus pour capter la lumière solaire réfléchie par le sol sur la surface arrière des panneaux, ces systèmes à double face peuvent augmenter la captation d’énergie de 5 % à 30 % selon la configuration.[18]

Ces avancées, entre autres, garantissent un avenir prometteur à l’énergie solaire. Cependant, l’énergie solaire ne peut à elle seule soutenir la transition énergétique mondiale à l’échelle nécessaire pour enrayer le changement climatique.

Heureusement, l’énergie éolienne se révèle également être une force de la nature implacable.

L’énergie éolienne : Balaie-t-elle toutes les attentes ?

La révolution de l’énergie éolienne n’est pas qu’un simple effet de mode, elle attire l’attention dans le monde entier.

De même que les panneaux solaires se multiplient, les turbines progressent elles aussi, aussi bien sur terre qu’en mer. Les parcs éoliens ont représenté environ 155 GW de nouvelles installations en 2025 et devraient fournir près d’un tiers des capacités énergétiques mondiales additionnelles entre aujourd’hui et 2027.[19],[20]

D’ici à la fin de la décennie, la capacité éolienne mondiale doublera pour dépasser 2 000 GW, avec des ajouts annuels qui devraient atteindre près de 200 GW par an d’ici à 2030.

Le déploiement de l’éolien ne fera que s’intensifier à mesure que des économies énergivores comme la Chine et l’Union européenne s’attaquent aux défis persistants du secteur liés aux coûts de construction, aux longues procédures d’autorisation et à la perception du public. Par ailleurs, alors que la concurrence s’intensifie pour les minerais de terres rares essentiels aux composants magnétiques des turbines éoliennes, les différents pays commencent également à remédier aux insuffisances des chaînes d’approvisionnement.

L’Union européenne, par exemple, reste fortement dépendante des importations de néodyme et de praséodyme. Ces deux minerais sont essentiels à la production des turbines, la Chine contrôlant actuellement 69 % à 74 % des réserves mondiales.[21] En réponse, l’Union européenne dirige une nouvelle alliance sur les minerais critiques avec le Royaume-Uni, le Japon, l’Australie et d’autres pays, afin de sécuriser les approvisionnements futurs.[22] Les États-Unis, quant à eux, ont présenté un nouveau stock stratégique de minerais critiques de 12 milliards USD, le Project Vault, financé par un prêt de 10 milliards USD de l’Export-Import Bank des États-Unis et par 1,67 milliard USD de capitaux privés, afin d’accroître leur indépendance en terres rares.[23]

Bien que le rythme de déploiement des projets de turbines à grande échelle varie à travers le monde, les tendances montrent que le secteur bénéficie de conditions favorables. L’AIE a récemment relevé de 10 % ses prévisions pour l’énergie éolienne en Europe d’ici à 2030, stimulées par une série de nouvelles stratégies nationales.[24] L’Allemagne, par exemple, a mis en place des réformes pour simplifier l’octroi de licences pour les nouveaux projets ; la Turquie a programmé de nouvelles capacités mises aux enchères ; et l’Espagne prévoit une croissance plus élevée, grâce à des projets supplémentaires en phase avancée déjà approuvés pour le raccordement au réseau.

Dans les économies développées comme émergentes, nous assistons à une multiplication des projets éoliens représentant plusieurs milliards de dollars.

  • Un nouveau parc éolien offshore au large de l’Écosse a franchi une étape majeure en janvier 2026, avec la signature d’un contrat clé. Le projet Berwick Bank, développé par SSE, comprendra jusqu’à 307 nouvelles turbines, suffisamment pour produire de l’électricité pour environ six millions de foyers.[25] Une fois achevé, ce projet de 4,1 GW deviendra l’un des plus grands parcs éoliens au monde. Au total, le gouvernement britannique a attribué des contrats pour huit nouveaux parcs éoliens offshore, après avoir doublé le montant des financements disponibles pour atteindre près de 30 milliards USD.[26]
  • En Europe, le parc éolien offshore He Dreiht de 960 MW d’EnBW, en Allemagne, a commencé à alimenter le réseau en électricité en novembre 2025. Près de la moitié des 64 turbines prévues, situées au nord-ouest de l’île de Borkum, sont désormais opérationnelles, chaque rotation d’une turbine de 15 MW produisant suffisamment d’électricité pour alimenter quatre foyers par jour.
  • Au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite a battu des records, en attribuant les contrats pour sa centrale éolienne IPP Dawadmi de 1,5 GW, dans la province de Riyad. Avec un coût de 1,33803 cent USD par kWh, ce parc éolien fournira l’électricité éolienne la moins chère jamais produite.[27] Les turbines, spécialement conçues pour les conditions arides, aideront l’Arabie saoudite à atteindre l’objectif environnemental de sa Vision 2030 consistant à produire la moitié de son énergie à partir de sources renouvelables d’ici à la fin de la décennie.
  • À l’avenir, le projet éolien SunZia de 3,65 GW situé au Nouveau-Mexique, aux États-Unis, plus grand projet d’énergie renouvelable de l’hémisphère occidental, devrait entrer en service en 2026.[28] Composé de 916 turbines, il fournira suffisamment d’électricité pour alimenter trois millions de personnes et, une fois pleinement opérationnel, devrait générer des retombées économiques d’environ 20,5 milliards USD.

L’énergie éolienne deviendra encore plus attractive pour les investisseurs à mesure que les avancées technologiques augmenteront les rendements et sécuriseront les retours financiers.

L’IA et les technologies de jumeaux numériques se révèlent transformatrices pour les parcs éoliens, réduisant apparemment les temps d’arrêt opérationnels de 60 % et les coûts d’inspection de 22 % en 2025.[29] Les opérateurs utilisent de plus en plus des jumeaux numériques, des répliques virtuelles des turbines enrichies de données de capteurs en temps réel et de logiciels prédictifs basés sur l’apprentissage automatique, afin d’anticiper les pannes et de planifier les phases de maintenance en conséquence.

D’autres avancées dans les technologies éoliennes sont de nature physique plutôt que numérique. En mai 2025, des ingénieurs chinois ont atteint de nouveaux records de capacité avec la turbine offshore résistante aux typhons MySE 18.X-20 MW. Ses rotors mesurent entre 260 et 292 mètres de diamètre et peuvent résister à des vents de 150 km/h, générant 80 millions de kWh par an et permettant d’éviter l’émission de 66 000 tonnes de CO2.[30] Des prototypes de rotors atteignant jusqu’à 310 mètres de longueur existent déjà, promettant des performances encore supérieures à l’avenir.

Certains des sites les plus venteux de la planète se situent plus loin en mer que les emplacements offshore conventionnels, généralement limités à des profondeurs d’eau de 60 mètres en raison des contraintes des installations à fondations fixes. Alors que les technologies des plateformes flottantes continuent d’évoluer, davantage de ces sites à forts vents deviennent viables pour les parcs éoliens.

Trois technologies de plateformes flottantes se disputent actuellement la domination du marché : les unités semi-submersibles utilisant des pontons pour rester stables ; les plateformes Spar dotées de structures cylindriques à fort tirant d’eau servant de ballast ; et les conceptions à jambes tendues, utilisant des lignes d’ancrage tendues pour assurer la stabilité. Tirant parti de ces avancées, l’entreprise publique chinoise CRRC a installé en 2025 la plus grande éolienne offshore flottante au monde, une unité de 20 MW avec un moyeu situé à 151 mètres de hauteur, dans la province du Shandong.[31] Démontrant également la faisabilité des projets en haute mer, le consortium Buchan Offshore Wind a demandé au gouvernement écossais une autorisation de planification pour un parc éolien flottant de 1 GW au nord-est de l’Aberdeenshire. Ce projet de 1,23 milliard USD comprendra 70 turbines et devrait être raccordé au réseau en 2033.[32]

Les parcs éoliens flottants sont promis à une forte croissance, avec environ 4,1 GW opérationnels d’ici à 2030, puis 56,2 GW d’ici à 2040.[33]

Dépendantes des conditions météorologiques, les énergies renouvelables variables comme l’éolien et le solaire n’offrent pas la production d’énergie contrôlable des combustibles fossiles. Que faire lorsque le soleil ne brille plus, ou que les vents faiblissent ? Après tout, la vie doit continuer. Si nous voulons garantir un approvisionnement continu en électricité pour les foyers et les industries au cœur de nos communautés, nous devons stocker efficacement l’énergie captée à partir des éléments naturels.

Heureusement, c’est une tâche dans laquelle nous devenons particulièrement performants.

Les systèmes de stockage d’énergie par batterie peuvent-ils garantir un avenir riche en énergie ?

La société moderne a besoin d’électricité 24 h/24 et 7 j/7 pour fonctionner, et la seule manière de stocker efficacement l’énergie verte consiste à utiliser des systèmes de batteries à grande échelle. Les systèmes de stockage d’énergie par batterie (Battery Energy Storage Systems, BESS) présentent un réel intérêt économique : un réseau sophistiqué rien qu’au Royaume-Uni devrait permettre d’économiser 40 milliards GBP d’ici à 2050.[34] Il s’agit d’une excellente nouvelle pour l’environnement comme pour l’économie.

Les batteries lithium à l’échelle du réseau sont essentielles à l’intégration généralisée des énergies renouvelables dans le secteur énergétique, secteur responsable de plus de 40 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

CO2 emissions by sector

Le temps presse : Le rapport Global Energy Review 2025 de l’AIE montre que les émissions de carbone liées à l’énergie ont atteint un niveau record de 37,8 gigatonnes de CO2, sous l’effet d’une hausse de la consommation de gaz naturel en Chine, aux États-Unis, au Moyen-Orient et en Inde.[35]

Il est clair qu’une action radicale est nécessaire, et les BESS apparaissent comme la solution la plus prometteuse.

Les batteries au lithium représentent environ 90 % du marché des BESS. Elles fonctionnent en transférant des ions lithium entre des électrodes, en utilisant des oxydes métalliques lithiés comme cathode de stockage et du carbone comme anode d’extraction. Les technologies lithium-fer-phosphate (LFP) gagnent en importance grâce à leurs coûts plus faibles, à leur durée de vie plus longue et à leur sécurité renforcée, avec une meilleure stabilité chimique, thermique et structurelle.[36] Une seule batterie de 40 MWh peut éviter environ 400 heures de congestion du réseau et environ 2 millions USD de dépenses en carburant[37]. Les unités BESS modernes utilisent des logiciels pilotés par l’IA, afin de coordonner de manière optimale le stockage et la restitution de l’énergie dans le réseau pour une efficacité maximale.

Les améliorations technologiques et les économies d’échelle ont fait chuter le prix d’un projet BESS entièrement installé entre 2010 et 2024, avec une baisse de 93 %, passant de 2 571 USD/kWh à 192 USD/kWh.[38] Au cours de cette période, la capacité totale de stockage des systèmes BESS dans le monde est passée de zéro au chiffre considérable de 169 GWh.

Avec des performances élevées garanties et une technologie de plus en plus répandue, certaines études suggèrent que l’industrie des batteries lithium-ion atteindra une capacité de 4,7 TWh et une valeur financière supérieure à 400 millions USD d’ici à 2030.

Le déploiement des BESS est un phénomène mondial, comme l’a montré l’intense activité contractuelle de 2025.

  • En Chine, 18 GW de nouvelles capacités BESS à l’échelle du réseau sont entrés en service en décembre, chiffre ambitieux représentant environ un quart de la capacité totale mise en service dans le monde cette année-là.[39]
  • En Inde, le groupe Adani a commencé en novembre la construction d’un système BESS phare de 1,1 GW sur le site du parc solaire Khavda de l’entreprise, dans le Gujarat.[40]
  • Au Chili, le producteur indépendant d’électricité Grenergy a obtenu un financement de 270 millions USD pour contribuer au financement d’un projet BESS de 3,5 GW sur le site solaire et de stockage Oasis de Atacama, dans le nord du pays.[41]
  • Et au Moyen-Orient, BYD a signé un accord majeur avec la Saudi Electric Company, portant sur une capacité BESS de 12,5 GWh répartie sur cinq sites en Arabie saoudite.[42]

Une grande partie de la dynamique des BESS se concentre en Europe. Si les plans actuels se concrétisent, au moins 95 GW de nouvelles installations BESS à grande échelle devraient être construites d’ici à 2050 sur le continent. Cela dépassera largement les 5 GW cumulés installés encore récemment en 2023 et représentera au total plus de 70 milliards EUR d’investissements.[43]

L’industrie européenne du stockage par batterie bénéficie d’un environnement politique favorable. Le plan REPowerEU de l’Union européenne prévoit des investissements dans les infrastructures d’énergie propre d’une valeur de 800 millions EUR, incluant plusieurs projets BESS. Le règlement européen pour une industrie « zéro net » vise quant à lui à encourager une adoption plus large des BESS, en favorisant la fabrication nationale de batteries.

L’enthousiasme autour des projets énergétiques sans carbone, qu’il s’agisse des technologies solaires, éoliennes ou BESS, illustre l’importance du secteur privé pour garantir un avenir énergétique propre à notre planète.

Le secteur privé peut-il dynamiser les progrès mondiaux ?

Les données indiquent que d’ici à 2050, les énergies renouvelables pourraient représenter entre 61 % et 67 % du mix énergétique mondial.[44] Cela entraînera des changements concrets dans notre vie quotidienne : un air plus pur, des récoltes plus abondantes et de meilleurs emplois. Garantir que nous atteignions le haut de cette fourchette nécessitera un effort véritablement collectif, à la fois entre les États et entre les secteurs public et privé.

Le parcours ne sera pas sans obstacles. Aux États-Unis, les restrictions concernant les nouveaux projets éoliens et solaires sur les terres fédérales, combinées à la suppression progressive des crédits d’impôt pour les projets d’énergie verte, ont conduit à une révision à la baisse des prévisions de croissance des énergies renouvelables nationales. De même, le passage de la Chine des tarifs fixes aux modèles d’enchères pour les nouveaux projets d’énergie renouvelable menace de freiner sa propre trajectoire énergétique verte. Tout cela se combinant aux pressions sur les chaînes d’approvisionnement, à la complexité de l’intégration au réseau et à la concurrence pour les financements, il serait erroné de considérer notre transition vers une énergie nette zéro comme inévitable.

Les leaders du secteur doivent faire preuve de créativité pour financer les projets d’énergie verte, qui impliquent généralement des coûts considérables. Plusieurs stratégies de financement ont émergé dans l’ensemble du secteur.

Les subventions et aides publiques figurent parmi les options les plus directes, avec des initiatives comme le programme britannique Contracts for Difference (CfD) garantissant des flux de revenus prévisibles, tandis que le Pacte vert pour l’Europe réoriente les capitaux vers des projets durables. Le capital-investissement et le capital-risque peuvent aider à accélérer rapidement le développement de projets émergents, notamment à mesure que les concepts d’investissement éthique et les principes environnementaux, sociaux et de gouvernance (Environmental, Social and Governance, ESG) gagnent en importance dans l’agenda mondial. Les ONG, les banques multilatérales de développement (BMD) et les institutions de financement du développement (IFD) peuvent contribuer à orienter des financements vers des projets d’énergie verte dans les économies émergentes ; la Société financière internationale (SFI) et la Banque européenne d’investissement (BEI) jouent un rôle particulièrement actif dans l’octroi de prêts et de garanties au Sud mondial. Les obligations vertes constituent un puissant outil d’emprunt pour les projets d’infrastructures à grande échelle, des organismes tels que la Banque mondiale proposant des options à faible risque, privilégiées par les sociétés de gestion d’actifs et les fonds de pension. Les projets de taille intermédiaire trouvent même des financements auprès d’investisseurs indépendants, via des plateformes de financement participatif et d’investissement communautaire telles que Thrive Renewables ou Ecoligo.

Les contrats d’achat d’électricité (Power Purchase Agreements, PPA) se sont révélés être un outil de financement particulièrement puissant. Les PPA offrent aux investisseurs une sécurité de revenus à long terme, grâce à des accords contractuels entre producteurs d’énergie et compagnies d’électricité, ces dernières s’engageant à acheter l’électricité à un prix fixé sur une période prédéterminée.

Comment Jameel Energy soutient-elle la transition énergétique ?

Les PPA soutiennent de nombreux projets d’énergie propre appuyés par Jameel Energy, devenue un acteur majeur du marché mondial de l’énergie durable après l’acquisition de FRV par Abdul Latif Jameel en 2015, suivie d’investissements et d’une expansion continue.

FRV est aujourd’hui l’un des principaux acteurs du secteur et l’activité phare d’énergie renouvelable d’Abdul Latif Jameel. FRV gère actuellement plus de 3 GW d’énergie verte en exploitation, chiffre porté à plus de 4 GW en incluant les projets en développement et en construction, répartis sur quatre continents.

FRV continue de déployer un portefeuille de nouveaux projets énergétiques dans le monde entier. En février 2026, l’entreprise a dévoilé des projets de construction d’un nouveau centre de données de 2,8 milliards EUR à Mérida, en Espagne. Avec 700 millions EUR investis directement dans les infrastructures énergétiques, et plus de 80 % de l’électricité provenant d’une production renouvelable autonome, le centre de données Lusitanus deviendra l’un des projets industriels les plus vastes et les plus avancés technologiquement d’Europe.

À l’été 2025, la centrale photovoltaïque Masrik-1 de FRV, d’une capacité de 55 MW et la plus grande d’Arménie, est entrée en service. L’énergie, distribuée via le réseau national dans le cadre d’un PPA avec Electrical Networks of Armenia CJSC, alimentera plus de 20 000 foyers et permettra d’éviter l’émission de 54 000 tonnes de CO2 par an.

FRV a été particulièrement active en Australie, où le plus grand projet de FRV Australie à ce jour, Walla Walla, est devenu opérationnel en octobre 2025. Cette ferme solaire de 300 MW s’étendant sur 605 hectares, située en Nouvelle-Galles du Sud (NSW), fait partie du PPA de 15 ans conclu entre FRV et Microsoft.

Le même mois, FRV Australia a annoncé le développement de la ferme solaire Rangitīkei de 450 hectares Rangitīkei sur l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande. Le projet devrait produire environ 350 000 MWh par an, soit suffisamment pour alimenter 45 000 foyers, et créera également 250 nouveaux emplois durant la construction.

Que fait FRV pour développer ses capacités BESS ?

Innovant et investissant continuellement, FRV célèbre régulièrement le lancement ou l’avancement de nouveaux projets de systèmes de stockage d’énergie par batterie, ou « BESS ». Les sites au Royaume-Uni incluent Holes Bay dans le Dorset, Contego dans le West Sussex et Clay Tye, dans l’Essex, tandis que l’entreprise a créé un centre d’excellence BESS à Madrid, en Espagne, et dirige les efforts du secteur privé pour promouvoir les centrales BESS en Europe, en Australie et en Amérique latine. En Australie, FRV gère une usine BESS à Terang, dans l’État de Victoria, ainsi qu’une centrale hybride à Dalby, dans le Queensland.

Actuellement en construction au Chili, la centrale hybride de Tarapacá constitue le plus grand projet de FRV à ce jour, avec une puissance maximale de 504 MW répartie entre production photovoltaïque et stockage par batterie. Ce site de 461 hectares fournira de l’électricité à 250 000 foyers et devrait entrer en service en 2027.

En Espagne, FRV ajoute 1 200 MW supplémentaires d’énergie verte à son portefeuille, en hybridant ses actifs photovoltaïques grâce au stockage par batterie et en développant des actifs BESS autonomes. Répartis entre les communautés autonomes d’Estrémadure, d’Andalousie, de Catalogne et de Cantabrie, ces projets de stockage devraient atteindre le statut prêt à construire au plus tard en 2027. En Estrémadure, FRV ajoute des batteries à son cluster solaire Carmonita : 320 MW à Carmonita Ministerio, 91 MW à Carmonita Norte, 80 MW à Carmonita Sur et 40 MW à Carmonita IV.

FRV Australia a également connu une expansion significative de son portefeuille BESS. En février 2026, l’entreprise a signé un Long-Term Energy Service Agreement (LTESA) dans le cadre du programme Electricity Infrastructure Program de la Nouvelle-Galles du Sud, afin de renforcer la capacité de stockage d’énergie de longue durée de l’État. Le projet Armidale East BESS disposera d’une capacité totale de 315 MW, dont la moitié alimentera un système d’une durée de huit heures, l’une des initiatives de stockage les plus importantes du pays.

L’année précédente, FRV Australia avait finalisé le financement de son projet de stockage BESS Gnarwarre de 250 MW dans l’État de Victoria en août 2025. Plus grand projet BESS de FRV Australia à ce jour, Gnarwarre constituera un élément clé de la transition énergétique verte du pays. Une fois achevé, il portera la capacité installée du portefeuille australien de FRV à 1,4 GW.

Ailleurs dans l’État de Victoria, FRV Australia a acquis en mars 2025 le projet hybride solaire et BESS Axedale de 190 MW à l’est de Bendigo. Axedale disposera d’une capacité de production de 140 MW d’énergie solaire et d’un système BESS de 50 MW d’une durée de deux heures. Il fournira de l’énergie propre à environ 80 000 foyers dans l’État de Victoria.

Pendant ce temps, l’entreprise poursuit sa progression avec des installations BESS en Europe. En octobre 2025, FRV a annoncé la finalisation du financement de son projet BESS SIMO de 100 MW en Finlande, l’un des plus grands projets jamais approuvés dans le pays. Le développement, situé près du poste électrique Simojoki de Fingrid en Laponie, se déroule en deux phases. La première phase (30 MW) est déjà opérationnelle sur le marché de gros, et la seconde phase (70 MW) devrait être mise en service en août 2026.

SIMO Finland FRV BESS

D’autres projets FRV ayant déjà obtenu les autorisations nécessaires se rapprochent désormais du raccordement au réseau. En novembre 2025, FRV a soumis au gouvernement britannique un portefeuille de projets renouvelables et BESS représentant 1,8 GW, dans le cadre de la fenêtre Gate 2 de son processus de réforme des raccordements. Tous les projets, y compris les installations BESS de Bicker Fen (400 MW), Stocking Pelham (400 MW), Stow Manor (400 MW), Ansty (200 MW) et Maes Melin (200 MW), visent des dates de raccordement avant 2030.

L’expertise de FRV va au-delà du photovoltaïque et des BESS. À l’été 2025, l’entreprise a annoncé un partenariat stratégique avec le leader des énergies renouvelables Envision pour le projet H2 Cumbuco au Brésil. Ce projet d’ammoniac vert, basé dans le hub d’hydrogène renouvelable du port de Pecém, vise à établir une production à grande échelle d’hydrogène vert et d’ammoniac, destinée aux marchés d’Amérique du Sud, d’Asie et d’Europe. Cette opération pilotée par l’IA comprendra une installation d’électrolyse pouvant atteindre 500 MW, ainsi qu’une usine intégrée d’ammoniac et devrait commencer à alimenter le réseau en électricité d’ici à 2030.

Reflétant son statut de leader mondial de l’énergie verte, tous les projets de FRV reposent sur une approche privilégiant la nature. Les projets solaires en Australie, par exemple, accordent régulièrement la priorité à la protection de la faune locale. Les calendriers de construction sont adaptés afin de respecter les déplacements et migrations des animaux sauvages ; des spécialistes de l’environnement sont consultés à chaque étape ; et les infrastructures sont soigneusement intégrées afin de préserver les corridors naturels et les habitats. Avec ces principes solidement établis, la biodiversité devient non pas une contrainte, mais une opportunité de conception. L’installation de FRV Australia à Walla Walla a même été citée par Microsoft comme l’un des six projets clés aidant le géant technologique américain à atteindre ses objectifs en matière d’énergie renouvelable.

FRV est également reconnue pour l’incubation de nouvelles technologies via sa branche innovation, FRV-X, créée en 2019. FRV-X explore de nouveaux concepts technologiques, de services et de modèles économiques, visant à fournir au marché des solutions d’énergie verte évolutives et à accélérer la transition mondiale vers la durabilité. Les initiatives actuelles incluent des solutions créatives pour les centres de données ; des modèles économiques d’agrégation dans l’approvisionnement et la distribution ; le développement de l’économie de l’hydrogène vert ; ainsi que l’optimisation énergétique appliquée aux nouvelles technologies. L’équipe se concentre sur des systèmes basés sur les batteries, directement connectés à des centrales renouvelables ou installés sur les mêmes sites, ainsi que sur de nouveaux services de gestion du réseau visant à améliorer la capacité de répartition des actifs renouvelables.

« Nous devons donner la priorité à l’efficacité énergétique si nous souhaitons rétablir l’équilibre environnemental et garantir une plus grande sécurité pour les générations futures », déclare Fady Jameel, vice-président, International, Abdul Latif Jameel.

« L’énergie éolienne et l’énergie solaire, exemples éclatants à forte dynamique, combinées à des solutions de stockage par batterie de pointe comme celles développées par FRV, peuvent contribuer à ouvrir la voie vers un avenir plus durable pour tous.

Nous attendons tous avec impatience le jour où nous pourrons allumer une lumière ou recharger une voiture, avec la certitude que ces gestes simples auront un impact carbone net zéro pour notre précieux écosystème. »

Énergie : cinq faits saillants

Q : La consommation mondiale d’énergie continue-t-elle d’augmenter ?

R : La consommation d’énergie augmente d’environ 4 % par an et, d’ici au milieu du siècle, nous pourrions avoir besoin de 72 000 TWh d’électricité par an pour maintenir notre société.

Q : Existe-t-il des preuves d’un élan croissant en faveur de l’énergie verte ?

R : La capacité mondiale de production d’énergie renouvelable pourrait augmenter d’environ 4 600 GW d’ici à la fin de la décennie, le solaire et l’éolien représentant 96 % de toutes les nouvelles capacités ajoutées.

Q : Quelles régions seront en tête de la transition vers les énergies renouvelables ?

R : La Chine devrait représenter environ 60 % de la croissance des énergies renouvelables au cours des prochaines années.

Q : L’essor des énergies renouvelables a-t-il un impact direct sur la consommation de combustibles fossiles ?

R : Depuis 2010, les différents pays ont collectivement réduit leurs importations de charbon de 700 millions de tonnes et leurs importations de gaz naturel de 400 milliards de mètres cubes.

Q : Quelle technologie devrait dominer le marché des énergies renouvelables ?

R : L’énergie solaire devrait représenter environ 80 % de toute la croissance de l’énergie verte d’ici à 2030.

 

[1] https://www.iea.org/reports/electricity-2025/executive-summary

[2] https://www.mckinsey.com/featured-insights/week-in-charts/future-fuels-and-forces

[3] https://wmo.int/news/media-centre/wmo-confirms-2025-was-one-of-warmest-years-record

[4] https://www.iea.org/reports/net-zero-by-2050

[5] https://iea.blob.core.windows.net/assets/76ad6eac-2aa6-4c55-9a55-b8dc0dba9f9e/Renewables2025.pdf

[6] https://iea.blob.core.windows.net/assets/76ad6eac-2aa6-4c55-9a55-b8dc0dba9f9e/Renewables2025.pdf

[7] https://iea.blob.core.windows.net/assets/76ad6eac-2aa6-4c55-9a55-b8dc0dba9f9e/Renewables2025.pdf

[8] https://iea.blob.core.windows.net/assets/76ad6eac-2aa6-4c55-9a55-b8dc0dba9f9e/Renewables2025.pdf

[9] https://iea.blob.core.windows.net/assets/76ad6eac-2aa6-4c55-9a55-b8dc0dba9f9e/Renewables2025.pdf

[10] https://iea.blob.core.windows.net/assets/76ad6eac-2aa6-4c55-9a55-b8dc0dba9f9e/Renewables2025.pdf

[11] https://iea.blob.core.windows.net/assets/76ad6eac-2aa6-4c55-9a55-b8dc0dba9f9e/Renewables2025.pdf

[12] https://iea.blob.core.windows.net/assets/76ad6eac-2aa6-4c55-9a55-b8dc0dba9f9e/Renewables2025.pdf

[13] https://www.arabnews.com/node/2607947/business-economy

[14] https://www.reuters.com/sustainability/climate-energy/renew-energy-set-up-257-billion-solar-wind-project-india-2025-05-16/

[15] https://economictimes.indiatimes.com/industry/renewables/reliance-power-teams-up-with-bhutan-for-countrys-largest-ever-solar-energy- project-at-rs-2000-crore/articleshow/121259127.cms

[16] https://www.reuters.com/business/energy/canadas-enbridge-invest-900-mln-texas-solar-project-2025-07-22/

[17] https://spectrumenergysystems.co.uk/articles/new-solar-panel-technology-trends-for-2026/

[18] https://spectrumenergysystems.co.uk/articles/new-solar-panel-technology-trends-for-2026/

[19] https://iea.blob.core.windows.net/assets/76ad6eac-2aa6-4c55-9a55-b8dc0dba9f9e/Renewables2025.pdf

[20] https://www.iea.org/reports/electricity-2025/executive-summary

[21] https://www.theguardian.com/world/2026/feb/02/damning-eu-report-lays-bare-blocs-dangerous-dependence-on-critical-mineral-imports

[22] https://www.theguardian.com/business/2026/feb/01/us-uk-eu-australia-critical-minerals-rare-earths-g7-minimum-price

[23] https://www.theguardian.com/us-news/2026/feb/03/trump-critical-minerals-stockpile-project-vault

[24] https://iea.blob.core.windows.net/assets/76ad6eac-2aa6-4c55-9a55-b8dc0dba9f9e/Renewables2025.pdf

[25] https://www.bbc.co.uk/news/articles/c0lx4xrjz8go

[26] https://www.theguardian.com/environment/2026/jan/14/offshore-windfarm-contracts-to-fuel-homes-great-britain-record-auction

[27] https://newenergyinnovation.co.uk/saudi-arabia-awards-4500-mw-of-wind-and-solar-projects-at-record-low-prices

[28] https://www.asce.org/publications-and-news/civil-engineering-source/civil-engineering-magazine/issues/magazine-issue/article/2025/09/sunzia-wind-and-transmission-project-brings-sustainable-power-to-southwest-us

[29] https://axis-intelligence.com/offshore-wind-technology-2026/

[30] https://www.offshorewind.biz/2024/08/29/mingyangs-20-mw-offshore-wind-turbine-stands-complete/

[31] https://www.offshorewind.biz/2025/01/20/crrc-installs-worlds-largest-floating-offshore-wind-turbine-in-china/

[32] https://www.offshorewind.biz/2025/10/08/developer-of-1-gw-scottish-floating-wind-farm-applies-for-onshore-consent/

[33] https://axis-intelligence.com/offshore-wind-technology-2026

[34] https://www.nationalgrid.com/stories/energy-explained/what-is-battery-storage

[35] https://www.iea.org/reports/global-energy-review-2025/co2-emissions

[36] https://www.irena.org/News/articles/2025/Aug/Battery-energy-storage-systems-key-to-renewable-power-supply-demand-gaps

[37] https://www.irena.org/-/media/Files/IRENA/Agency/Publication/2019/Sep/IRENA_Utility-scale-batteries_2019.pdf

[38] https://www.irena.org/News/articles/2025/Aug/Battery-energy-storage-systems-key-to-renewable-power-supply-demand-gaps

[39] https://www.energy-storage.news/china-deploys-65gwh-of-bess-in-december-25-of-2025-global-total/

[40] https://www.energy-storage.news/india-adani-makes-strategic-entry-into-battery-storage-with-3-5gwh-project/

[41] https://www.energy-storage.news/grenergy-secures-us270-million-financing-for-3-5gwh-bess-in-oasis-de-atacama-phase-6/

[42] https://www.energy-storage.news/byd-lands-massive-12-5gwh-deal-with-saudi-electricity-company/

[43] https://auroraer.com/media/european-battery-markets-on-track-to-attract-over-70bn-e-investment-by-2050/

[44] https://www.mckinsey.com/featured-insights/week-in-charts/future-fuels-and-forces