L’avenir de la finance est-il numérique ?
Le secteur des services financiers est l’huile qui fait tourner les rouages de l’économie mondiale ; rapidement, et avec le moins de friction possible. Ensemble, les services financiers constituent la matrice de solutions qui permettent les revenus, la croissance, la gestion des risques et, de plus en plus, l’inclusion partout dans le monde. De l’échelle macroéconomique (aider les pays à augmenter leur PIB pour améliorer leur niveau de vie) à la microéconomie (aider les petits agriculteurs des économies émergentes à acheter des semences), les services financiers sont les forces invisibles qui permettent à la société humaine de fonctionner.
Pourtant, les services financiers, comme de nombreux aspects de notre mode de vie interconnecté du 21e siècle, sont sur le point de connaître des bouleversements grâce aux spectaculaires avancées technologiques, notamment l’intelligence artificielle (IA). Cette technologie radicale nous offre une occasion sans précédent d’adapter véritablement nos écosystèmes économiques à l’avenir.
Les recherches suggèrent que 59 % des responsables financiers confirment désormais le déploiement de l’IA au sein de leurs entreprises, en forte augmentation par rapport à 37 % il y a deux ans seulement.[1] Le niveau de confiance dans le secteur est élevé : les deux tiers des professionnels de la finance ont plus d’espoir concernant son potentiel pour le secteur qu’il y a un an seulement, l’optimisme augmentant dans les entreprises plus avancées dans l’adoption de l’IA.
La polyvalence de l’IA (sa capacité à apprendre et à diversifier ses compétences pour couvrir plusieurs disciplines) lui a permis de s’imposer dans divers domaines des services financiers : des investissements plus éclairés et de l’approbation plus rapide des prêts à la réduction des risques et aux prévisions. Au sein du secteur, les professionnels intègrent déjà l’IA dans divers domaines d’activité, notamment :
- Gestion des informations (analyse des données pour optimiser la prise de décision) : 49 %
- Automatisation des processus liés aux comptes fournisseurs : 37 %
- Détection d’erreurs et d’anomalies : 34 %
- Récupération des données numériques : 30 %
- Prévision des performances financières : 28 %
- Génération de code : 27 %

L’IA générative avancée (Gen AI), en particulier, se développe rapidement dans les services financiers, un tiers des entreprises l’utilisant déjà en 2025 et de nombreuses autres étant en phase de développement avancée.[2] L’IA générative peut automatiser une myriade de tâches essentielles au secteur qui, jusqu’à récemment, exigeaient une implication humaine directe : analyse financière, gestion des actifs, approvisionnement, voire les obligations de déclarations.
Avec cette puissance à leur disposition, les dirigeants des services financiers sont prêts à accélérer l’adoption de l’IA et les investissements associés. D’ici fin 2026, environ 90 % des équipes financières du monde entier utiliseront au moins un outil piloté par l’IA.[3] Au total, les entreprises du secteur des services financiers devraient investir plus de 87 milliards USD par an dans l’IA d’ici à 2029, contre un peu plus de 18 milliards USD en 2024.[4] Le secteur bancaire devrait à lui seul représenter 20 % des investissements dans l’IA à travers le monde d’ici à 2028, alors que les parties prenantes tentent d’établir un avantage concurrentiel sur leurs rivaux.[5]
Dans ce contexte, on comprend aisément pourquoi la technologie financière (FinTech) émerge rapidement comme le principal facteur de bouleversement que le secteur des services financiers n’ait jamais connu.
Comment la FinTech va-t-elle changer l’équation des services financiers ?
Qu’il s’agisse d’innover en matière de prestations, de réagir aux changements de règlementation ou de trouver de nouvelles façons d’améliorer l’expérience du client, les technologies numériques sont en train de réinventer rapidement l’ensemble de la chaîne de valeur des services financiers. Les produits, systèmes et modèles commerciaux qui fonctionnent depuis des dizaines d’années ne suffisent plus dans notre monde numérique.
Il ne s’agit pas seulement de nous adapter aux algorithmes d’IA, avec leur étonnante capacité à identifier les modèles de comportement sur des milliards de transactions. Nous devons également prendre en compte les implications du big data, de l’« Internet des objets », des technologies blockchain et du cloud computing.
- Big data : les prestataires de services financiers ont désormais plus d’informations que jamais sur la vie des clients : leurs habitudes, leurs préférences en matière de dépenses, les comportements attendus et leurs antécédents en matière de crédit.
- Internet des objets (IdO) : les capteurs et les appareils connectés, de la technologie portable aux appareils ménagers, génèrent une quantité importante de données sur les profils professionnels, de loisirs et d’achats des consommateurs.
- Blockchain : la technologie des registres distribués (Distributed Ledger Technology, DLT) permet de partager de vastes quantités de données en direct en toute sécurité entre des réseaux d’entreprise disparates, ce qui permet de réaliser des économies, d’accélérer les transactions et de renforcer la transparence.
- Cloud computing : les référentiels distants dotés de vastes capacités de calcul offrent une plus grande sécurité, des expériences client personnalisées telles que des robots conseillers et des options de reprise après sinistre résilientes.
Les attentes des clients ont inévitablement évolué parallèlement à ces avancées technologiques. De plus en plus, les consommateurs exigent des produits sur mesure et des transactions financières en temps réel, sans parler des décisions de prêt traitées en quelques minutes plutôt qu’en quelques jours.
La transformation technologique va générer des avantages pour les deux parties, clients comme fournisseurs :
- Coûts réduits : les paiements et les transferts de fonds en ligne peuvent être approuvés et traités sans intervention humaine, ce qui permet de gagner du temps et de l’argent.
- Transparence renforcée : des technologies de pointe telles que la blockchain peuvent établir une trace de transactions vérifiable, mais sans support papier, à l’abri des pirates informatiques et des collecteurs de données illégaux.
- Une innovation plus rapide : en exploitant le big data, les entreprises peuvent réagir rapidement aux tendances du marché et commercialiser rapidement de nouveaux produits.
- Services sur mesure : des offres personnalisées et uniques peuvent être proposées à chaque utilisateur de la chaîne de valeur.
- Prévention de la fraude : une connaissance approfondie du comportement des consommateurs peut instantanément détecter une activité suspecte.
- Risque plus faible : les algorithmes peuvent identifier des tendances de dépenses destructrices, empêchant potentiellement les clients de se retrouver en retard sur leurs paiements ou de s’endetter excessivement.
Rien d’étonnant à ce que les investissements dans la FinTech soient en plein essor. Le marché mondial de la FinTech (sociétés qui offrent des services et des outils de technologie financière à d’autres entreprises) devrait atteindre 460,76 milliards USD en 2026, contre 394,88 milliards USD en 2025, et devrait encore s’accélérer pour atteindre 1 760 milliards USD d’ici à 2034.[6]
Alors que les flux de capitaux n’ont jamais été aussi importants, tant au niveau national qu’international, comment gérer le risque face à une complexité croissante ? En parallèle de la FinTech est apparu son équivalent en matière de sécurité des investissements : l’InsurTech.
Comment l’InsurTech redéfinit-elle le secteur de l’assurance ?
Le secteur de l’assurance a évolué ces dix dernières années grâce à la démocratisation des données, sa clientèle se chiffrant désormais en milliards. Toute personne ayant accès à un smartphone peut rapidement obtenir une couverture d’assurance sur mesure pour sa maison, son entreprise, voire sa vie. Tout cela grâce à un marché numérique animé par des innovations InsurTech, chacune facilitée par ces avancées financières critiques : IA, big data, technologie blockchain et réseaux 5G en constante expansion.
Le flot de données personnalisées provenant d’une multitude d’appareils intelligents connectés à travers le monde aide l’InsurTech à bouleverser le secteur de l’assurance. La capacité des algorithmes d’IA à analyser une multitude d’informations personnalisées aide à quantifier les risques axés sur les données avec plus de précision que jamais, signalant l’avènement de polices plus personnalisées et plus abordables. La blockchain, qui permet l’enregistrement horodaté des paiements et des dates de prise d’effet des polices, s’avère indispensable à la conformité, tandis que la connectivité 5G offre une interaction en temps réel entre les consommateurs et les compagnies d’assurance.
Ensemble, l’InsurTech fait de la souscription à faible risque, de l’achat immédiat, voire du traitement des demandes d’indemnisations basé sur l’IA une réalité, et aide à redéfinir l’expérience client du début à la fin.
Des centaines d’entreprises dans le monde sont impliquées dans la modernisation de chaque type de fonction administrative dans le secteur de l’assurance. De grands noms comme Amazon Web Services, Oracle, DXC Technology et Capgemini ouvrent le secteur à de nouveaux concurrents ambitieux comme JENOA, basée à Londres, qui fait partie du réseau d’entreprises Abdul Latif Jameel. Les acteurs existants, quant à eux, s’associent à des spécialistes SaaS (Software-as-a-Service, logiciel en tant que service) de taille moyenne tels que Pegasystems, Duck Creek, Guidewire Software et OutSystems pour créer un écosystème de ressources accessible aux assureurs comme aux agents.
L’InsurTech renforce également les leviers de contrôle et d’examen, en fusionnant des données de masse avec des informations détaillées sur les clients pour aider à lutter contre la fraude. On estime que la fraude à l’assurance coûte à l’industrie plus de 300 milliards USD par an rien qu’aux États-Unis.[7] Cependant, Mastercard affirme qu’en déployant l’IA dans ses systèmes, l’entreprise a contribué à augmenter le taux de détection des fraudes jusqu’à 300 %, ce qui se traduira finalement par des primes plus compétitives pour les clients et une plus grande confiance pour les prêteurs.[8]
Qu’il s’agisse d’un jeune livreur sous contrat zéro heure aux États-Unis cherchant à assurer un véhicule de location, ou d’un entrepreneur indépendant en Inde cherchant à protéger les locaux d’une start-up textile, cela signifie plus d’opportunités de vivre, gagner et libérer son plein potentiel.
Au niveau mondial, en 2025, le marché de l’InsurTech a été évalué à 10,3 milliards USD, chiffre qui pourrait monter à 152,9 milliards USD dans les dix prochaines années.[9] Les facteurs qui alimentent cette croissance rapide sont notamment l’augmentation des ventes d’appareils IdO, une utilisation accrue de l’IA pour détecter la fraude et le désir d’interactions numériques transparentes de la part des clients.

Bien sûr, en supprimant les murs virtuels entre les assureurs, les courtiers et les fournisseurs tiers tels que les sociétés de récupération de véhicules, l’échange de données devient par nécessité beaucoup plus fluide. Cela soulève à son tour des questions de cybersécurité : comment protéger les données et assurer la protection des données personnelles dans le domaine numérique qui se profile ?
Comment pouvons-nous neutraliser les risques pendant la transformation numérique ?
La numérisation est la clé de la révolution des services financiers qui se produit sous nos yeux. Pourtant, un rapport du FBI de 2025 sur la cybersécurité a cité plus de 850 000 incidents distincts de crime en ligne en une seule année, avec des pertes dépassant les 16 milliards USD, soit une hausse de 33 % par rapport à 2023.[10] Il s’agissait notamment d’un mélange d’hameçonnage, d’extorsion, de violations de données à caractère personnel et de fraude à la cryptomonnaie.
Deloitte, cabinet international de conseil aux entreprises, souligne la corruption axée sur la technologie comme un risque de réputation clé pour les entreprises pendant la transformation numérique.[11] Le cabinet souligne une série de domaines de risque clés et de stratégies d’atténuation :
- Cyberprotection : renforcer les actifs numériques contre les accès non autorisés et maintenir la confidentialité dans l’ensemble de systèmes intégrés.
- Fuite de données : protéger l’intégrité des données dans l’ensemble de l’écosystème pendant l’utilisation, le transfert et le stockage.
- Tiers : vérifier les propres politiques et technologies d’intégrité des données des partenaires externes.
- Protection de la vie privée : garantir que les données à caractère personnel sensibles concernant les employés et les clients comprennent des contrôles clés quant au choix et le consentement.
- Médecine légale : mettre à disposition les systèmes et données pour examen en cas de violations.
- Conformité réglementaire : développer une expertise interne pour s’assurer que les opérations respectent les lois internationales et les réglementations spécifiques au secteur.
- Résilience : protéger l’ensemble des systèmes des problèmes de sécurité affectant un composant.
Les solutions robustes nécessitent une approche progressive. La technologie redondante doit être systématiquement purgée des serveurs. Les plateformes doivent être protégées individuellement contre tout accès non autorisé. Le cloud computing doit exiger une authentification multifacteur (AMF) pour chaque utilisateur. Les technologies tierces doivent être intégrées et leur compatibilité vérifiée. Les entreprises ont besoin de plans détaillés sur la continuité des activités, la gestion de crise et la reprise après sinistre informatique.
De multiples craintes en matière de cybersécurité persistent alors que nous migrons de plus en plus rapidement vers le domaine numérique, certaines pouvant avoir des conséquences bien au-delà de ce qui pourrait advenir des entreprises individuelles.
Que se passerait-il si un virus de cheval de Troie auto-réplicateur infiltrait les principaux serveurs du gouvernement et inversait de nombreuses années de progrès numériques ? Que se passerait-il si l’informatique quantique rendait les algorithmes cryptographiques conventionnels obsolètes et exposait les données sensibles aux pirates informatiques ?
Une solution potentiellement révolutionnaire se profile à l’horizon : la cryptographie quantique.
Ancrée dans les lois de la physique, la cryptographie quantique promet des méthodes de chiffrement et de transmission de données sécurisées avec des niveaux de sécurité sans précédent.
La technologie encore en développement repose sur quatre lois immuables de la physique : les particules sont intrinsèquement incertaines, existant dans plusieurs endroits ou états simultanément ; elles peuvent être mesurées de manière aléatoire dans des positions binaires, avec des polarités spécifiques équivalant aux « 1 » et aux « 0 » de l’informatique traditionnelle ; elles ne peuvent pas être mesurées sans être modifiées ; et elles ne peuvent être clonées que partiellement, et non totalement.
La cryptographie quantique est susceptible d’évoluer le long de deux pistes parallèles : Quantum Key Distribution (QKD) et Quantum Coin Flipping (QCF).
- Dans le cadre de la QKD, des particules de lumière (photons) sont transmises le long d’un câble à fibre optique, chacune représentant un seul qubit de données. L’expéditeur utilise un filtre polarisé pour définir l’orientation de chaque photon, tandis que le récepteur utilise un séparateur de faisceau pour interpréter la position. Ces valeurs correspondantes deviennent alors une clé partagée pour décoder les données chiffrées. Toute modification des états quantiques des photons alertera les utilisateurs de l’interception du signal. La QKD a fait ses preuves en laboratoire, mais est actuellement limitée par le fait que les photons envoyés par fibre optique se dégradent après plusieurs centaines de kilomètres, bien que les « réplicateurs de photons » aient récemment montré leur potentiel pour étendre les portées.
- Le QCF permet à deux parties de réaliser un test aléatoire 50/50 sans avoir besoin d’une vérification externe. Il émet l’hypothèse d’une « pièce quantique » dans une superposition d’états, simultanément à la fois pile et face. Cette pièce, en réalité une particule de photon, est préparée et envoyée d’une partie à l’autre, se réduisant à 1 ou 0 (pile ou face) quand elle est mesurée. S’appuyant sur le caractère fondamental aléatoire de l’univers, il est essentiellement incorruptible, car toute tentative d’interférer avec la particule avant sa « révélation » en modifiera l’état et sera immédiatement détectable.
La technologie numérique sous-tend toutes ces avancées dans les services financiers, mais le client reste roi. De plus en plus, un important facteur de motivation pour les interactions avec les entités commerciales est l’aspect pratique. Ici, un concept plus que tout autre promet de rendre les transactions plus simples et plus efficaces que jamais : la finance intégrée.
La finance intégrée est-elle le secret le mieux gardé des banques ?
La finance intégrée est l’expression ultime d’un design convivial : un maillage super complexe de calculs informatiques, si simple dans sa manifestation finale que la plupart d’entre nous l’utilisent tous les jours sans vraiment en remarquer la présence.
Payer ses billets de train via une application, acheter une nouvelle tenue dans une boutique en ligne ou rembourser un ami pour un repas avec son portefeuille numérique, toutes ces activités quotidiennes et des milliers d’autres impliquent la finance intégrée, même si ce terme reste obscur pour beaucoup.
En termes simples, la « finance intégrée » désigne l’intégration de services financiers courants (services bancaires, assurances, paiements ou prêts) dans des applications et des sites Web non financiers. Ce logiciel totalement interopérable, partageant un langage universel, permet aux clients de réaliser des transactions financières instantanément via la propre plateforme de l’entreprise plutôt que de se tourner vers un prestataire tiers. La rapidité et la simplicité s’associent pour offrir le nec plus ultra de la commodité.
L’innovation en coulisses qui soutient cette technologie est une interface de programmation d’applications, ou API, gérée par un partenaire externe de banking-as-a-service. Pouvant être considéré comme un « intermédiaire logiciel », il permet des échanges de données sécurisés entre les établissements financiers et les applications utilisées par la clientèle, comme les commerçants, les banques ou les plateformes d’investissement.
Tout cela se produit en quelques clics ou d’un simple geste consistant à passer un téléphone portable devant un lecteur de carte sans contact. La finance intégrée est devenue un outil financier véritablement transformationnel qui a été adopté en masse et qui permet désormais d’acheminer des milliers de milliards de dollars entre des comptes du monde entier.
Le marché mondial de la finance intégrée était évalué à 111 milliards USD en 2024, et devrait atteindre 613 milliards USD d’ici à 2030. Cette tendance est véritablement mondiale.[12] Dans la région MENA, par exemple, le marché de la finance intégrée, évalué à 11,2 milliards USD en 2024, devrait atteindre 37,7 milliards USD d’ici à 2029.[13]

Pour les économies émergentes, la finance intégrée libère de nouvelles opportunités d’emprunt, des lignes de crédit des PME au sein des plateformes de commerce électronique, aux prêts personnels instantanés accessibles via des applications grand public. C’est un autre exemple de la façon dont le nouvel environnement commercial international, porté par la technologie, favorise l’inclusion financière dans les pays en développement, autrefois exclus du système économique traditionnel.
Les nouvelles technologies libèreront-elles les personnes exclues du système financier ?
L’accès au financement est une condition préalable essentielle à l’épanouissement personnel et, dans certains cas, à la protection contre la pauvreté. Qu’il s’agisse d’un employé rémunéré au salaire minimum qui doit faire subsister sa famille ou d’un parent célibataire qui veut payer la garde d’enfants afin d’aller travailler pour gagner sa vie, la disponibilité des capitaux est une force de changement libératrice, voire vitale.
Il est donc quelque peu déconcertant de constater que plus d’un milliard de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à un compte bancaire, survivant au jour le jour, avec l’argent qu’elles peuvent gagner, sans jamais espérer pouvoir économiser pour les urgences.[14]
En l’absence de services financiers modernes, les populations des pays en développement ne peuvent pas se prémunir contre les difficultés ni investir dans un avenir plus sûr. À plus grande échelle, des nations entières sont privées des avantages de la croissance économique et du développement social à long terme.
Bien que le problème soit loin d’être éradiqué, la technologie commence à avoir un impact sur l’inclusion financière. À l’échelle mondiale, environ 79 % des adultes ont désormais accès à un service bancaire, soit une augmentation de cinq pour cent depuis 2021.[15] On constate des changements positifs dans les économies émergentes. Seuls 27 % des adultes d’Afrique subsaharienne disposaient d’un compte de paiement mobile en 2021, mais les dernières études montrent que le chiffre est depuis passé à 40 %. De même, les chiffres en Amérique latine et dans les Caraïbes sont passés de 22 % à 37 % sur la même période.
Au moins la moitié de tous les comptes des sociétés à faibles revenus sont numériques, via un téléphone portable ou une carte de débit qui les relie aux banques, aux prêteurs de microfinance, aux bureaux de poste ou aux crédits mutuels. Même s’il existe certaines différences régionales, environ 86 % des adultes dans le monde possèdent désormais un téléphone portable, ce qui leur donne au moins la possibilité d’accéder facilement à leurs fonds.[16]
La révolution technologique contribue également à réduire l’écart entre les sexes dans le monde, 73 % des femmes des pays à faibles revenus ayant désormais un compte en banque, soit une forte augmentation par rapport à seulement 50 % il y a dix ans.[17] La proportion d’adultes dans les économies en développement qui économisent de l’argent chaque mois est passée de 16 % à 40 % depuis 2001.
L’inclusion financière est fondamentale pour bon nombre des 17 objectifs de développement durable des Nations Unies visant à créer un avenir plus durable pour tous : Éliminer la pauvreté, éliminer la faim, assurer une bonne santé et le bien-être, garantir l’accès à l’éducation, promouvoir l’égalité des sexes, assurer la croissance économique et renforcer l’industrie et l’innovation. Le secteur privé joue un rôle de plus en plus vital dans la définition et le maintien de ce nouvel écosystème économique passionnant.
Comment le secteur privé peut-il aider à financer un avenir plus équitable ?
Un système financier international efficace et cohérent apporte prospérité et opportunités aux communautés qui en ont le plus besoin.
Fort de sa réputation d’innovation commerciale et grâce à une série d’investissements dans le secteur financier, le réseau d’entreprises Abdul Latif Jameel contribue à garantir un avenir indépendant aux économies en développement.
Dans le secteur des services financiers, Abdul Latif Jameel s’engage à investir dans les personnes et les infrastructures de la région MENAT, encourageant ainsi les individus et les organisations à s’épanouir. Nos sociétés en Arabie Saoudite, en Égypte et en Turquie offrent des solutions de financement pour l’achat de véhicules, de produits de consommation, d’équipement commercial, de biens immobiliers et d’assurance.
Abdul Latif Jameel Finance Saudi Arabia, par exemple, sous la direction de son PDG Dr Khalid Alsharif, a récemment remporté deux des prix Monsha’at annuels : « L’établissement financier non bancaire leader pour le financement des MPME » et « L’établissement financier non bancaire à la croissance la plus élevée pour le financement des MPME ».
À ce jour, Abdul Latif Jameel Finance Saudi Arabia a accordé quelque 4,2 milliards SAR de financement à plus de 294 000 MPME[18] dans des secteurs clés, notamment la technologie, la fabrication, le tourisme et le divertissement.
Abdul Latif Jameel Finance Saudi Arabia aide également les particuliers à réaliser leurs ambitions grâce à une application mobile de paiement téléchargeable. L’application permet aux clients d’obtenir des prêts, sans garant, entre 10 000 et 300 000 SAR. Les demandes peuvent être approuvées en quelques minutes, avec des conditions de remboursement flexibles allant de 12 mois à 5 ans.
De même, en Turquie, ALJ Finans propose à ses clients des solutions de financement rapides, faciles et compétitives pour acheter des véhicules neufs et d’occasion par l’intermédiaire de ses partenaires automobiles, et soutient la trésorerie de ses partenaires commerciaux avec son service de financement des stocks, tandis que son application ALJPay simplifie l’accès aux produits, aux demandes de crédit, aux paiements et aux processus de suivi.
En parallèle, la société de gestion des investissements Abdul Latif Jameel (JIMCO), c.-à-d., la branche international d’investissement de la famille Jameel, est en train de faciliter l’accès à un financement vital pour d’innombrables entreprises.
JIMCO a investi, par exemple, dans Tabby, start-up FinTech de type « achetez maintenant, payez plus tard », en aidant les clients des EAU et d’Arabie saoudite à payer leurs achats par le biais de paiements différés sans frais supplémentaires ; Figopara, en Turquie, qui étend le fonds de roulement aux entreprises en assouplissant les conditions de paiement des fournisseurs ; Thndr, plateforme mobile de négociation d’actions permettant aux particuliers de réaliser des investissements en actions, obligations et fonds sans commission ; Rain, qui donne aux investisseurs du Moyen-Orient un accès aux marchés des cryptomonnaies ; et Lean, plateforme B2B qui conçoit un logiciel pour connecter en toute sécurité les établissements de services financiers aux comptes bancaires des clients.
« Le secteur des services financiers se trouve à un tournant technologique », a déclaré Fady Jameel, Vice-président international d’Abdul Latif Jameel. « Les décisions que nous prenons aujourd’hui auront un impact sur l’accès au financement, à la sécurité économique et à l’intégrité des données pendant de nombreuses décennies. »
« Nous avons à notre disposition un ensemble d’outils de plus en plus polyvalents pour gérer le flux de capitaux partout dans le monde. Nous devons nous assurer de les déployer largement et judicieusement, en gardant ces impératifs fondamentaux à l’esprit : libérer l’innovation, renforcer l’équité et la liberté, et garantir un monde plus prospère pour les générations à venir. »
Services financiers : cinq faits saillants
Q : Quelle est le degré d’utilisation de l’IA parmi les professionnels de la finance ?
R : 59 % des responsables financiers déploient désormais l’IA au sein de leurs entreprises, soit une forte augmentation par rapport à 37 % deux ans plus tôt seulement.
Q : À quelle vitesse les investissements dans la FinTech augmentent-ils dans le monde ?
R : Le marché mondial de la FinTech, qui devrait atteindre 460,76 milliards USD en 2026, devrait s’accélérer pour atteindre 1 760 milliards USD d’ici à 2034.
Q : La FinTech peut-elle aider à résoudre le problème de fraude à l’assurance ?
R : Un opérateur de cartes de paiement note que le déploiement de l’IA dans ses systèmes a permis d’augmenter le taux de détection des fraudes jusqu’à 300 %.
Q : La finance intégrée est-elle vouée à connaître un succès sans précédent ?
R : Évalué à 111 milliards USD en 2024, le marché mondial de la finance intégrée devrait atteindre 613 milliards USD d’ici à 2030.
Q : La numérisation contribue-t-elle à démocratiser l’accès à la finance partout dans le monde ?
R : À l’échelle mondiale, environ 79 % des adultes ont désormais accès à un compte bancaire, soit 5 % de plus qu’en 2021.
[1] https://www.gartner.com/en/newsroom/press-releases/2025-11-18-gartner-survey-shows-finance-ai-adoption-remains-steady-in-2025
[2] https://asianbankingandfinance.net/banking-technology/in-focus/banks-ai-adoption-shape-cost-and-revenue-advantage
[3] https://electroiq.com/stats/ai-in-finance-statistics
[4] https://www.globenewswire.com/news-release/2025/11/25/3194418/0/en/AI-in-Financial-Services-Strategic-Intelligence-Report-2025-Opportunities-in-Enhancing-Cybersecurity-and-Fraud-Prevention-Automating-Complex-Workflows-and-Improving-Decision-making.html
[5] https://asianbankingandfinance.net/banking-technology/in-focus/banks-ai-adoption-shape-cost-and-revenue-advantage
[6] https://www.fortunebusinessinsights.com/fintech-market-108641
[7] https://www.pwc.com/gx/en/industries/financial-services/insurance/financial-crime-in-the-insurance-industry.html
[8] https://www.globenewswire.com/news-release/2025/11/25/3194418/0/en/AI-in-Financial-Services-Strategic-Intelligence-Report-2025-Opportunities-in-Enhancing-Cybersecurity-and-Fraud-Prevention-Automating-Complex-Workflows-and-Improving-Decision-making.html
[9] https://www.imarcgroup.com/insurtech-market
[10] https://www.fbi.gov/news/press-releases/fbi-releases-annual-internet-crime-report
[11] https://www.deloitte.com/in/en/services/consulting/services/deloitte-forensic.html
[12] https://www.precedenceresearch.com/embedded-finance-market
[13] https://www.weforum.org/stories/2025/04/embedded-finance-disruptive-force-financial-institutions/
[14] https://openknowledge.worldbank.org/entities/publication/8b9002b6-d8dd-426c-aa7c-6d7d16902cd7
[15] https://openknowledge.worldbank.org/entities/publication/8b9002b6-d8dd-426c-aa7c-6d7d16902cd7
[16] https://openknowledge.worldbank.org/entities/publication/8b9002b6-d8dd-426c-aa7c-6d7d16902cd7
[17] https://openknowledge.worldbank.org/entities/publication/8b9002b6-d8dd-426c-aa7c-6d7d16902cd7
[18] Micro, petites et moyennes entreprises
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